Tama Negara

Après une multitude de bus, j’arrive en fin de journée à Tama Negara, en malaisien Parc national. Objectif : marcher dans la nature, méditation et profiter encore et toujours. Je trouve une petite guesthouse près de la rivière qui sépare le village du parc national. Elle est tenue par une famille adorable avec un petit garçon de 2 ans. Dès le premier soir, je sympathise avec lui. Pendant que sa maman est occupé dans la cuisine, il râle à la porte. Je lui apporte les bulles que je promène dans mon sac depuis l’Inde. Nous voilà parti dans un concours d’éclats de rire, et wahou. Faut dire quand bulles je m’en sors pas mal, expérience en crèche obligeant. Il se débrouille comme un chef aussi bien à les attraper qu’à les souffler.

img_3889_1

Le lendemain, je profite du calme de l’endroit pour traîner au lit, bouquin en main. Puis je me lance dans la finition de mon carnet de collage. Il est à présent gros comme un dictionnaire et je n’ai qu’une hâte l’envoyer à Maeva pour alléger mon sac. Je suis contente de le voir rempli, de tickets, d’image trouver dans des magazines, de feuilles, de mousses, d’ailes de papillons. Chaque page raconte un bout de mon voyage, est associé à un souvenir.

Au fur et à mesure de la journée, mon dortoir vide du matin, se remplit de filles. On fait connaissance. On accroche vite. On discute et allons manger toutes ensemble dans un petit restaurant le soir.

Le lendemain matin, je suis en pleine forme, on part touteensemble vers le parc national. Basket au pied, j’ai bien l’intention de le perde un peu sur les chemins qui mènent à la jungle. On commence par s’essayer au kanopi, long pont suspendu au milieu des arbres. Pour ceux qui ont le vertige je vous le
onseille pas. Pour les autres, c’est presque trop facile mais la vue est jolie et j’en profite pour faire de belles photos.

img_3901_1

Je découvre même qu’on peut faire des ponts en escaliers…

img_3904_1

On continue notre promenade, les sentiers bien dessinés font place petit à petit à des chemins de terre. La nature est vraiment belle. De grands arbres aux racines infinis. Les insectes s’en donnent à grande joie et s’organisent des orchestres composant mille et une mélodies. Sur notre chemin, ce sont des nuées de papillons qui s’envolent. Certains sont petits mais la majorité sont de grands papillons noir et blanc, grand comme la main.

img_3948_1

On continue notre route en silence, savourant chaque bruit, s’arrêtant pour observer des insectes, guetter un animal, tenter de prendre un papillon en photo.

img_3931_1

Le chemin fini par monter sacrément, derrière les filles ralentissent l’allure tandis que je continue à pleins poumons. On arrive enfin à bukit Indah, soit la jolie vue ou bien la haute vue, le malay me manque. Quoiqu’il en soit la vue est belle.

img_3953_1

On en profite pour se faire une petite pause casse croute, mangue fraiche et pain de mie. Un gros rocher me sert de fauteuil vu sur la nature, rivière en contrebas. La moitié du groupe en a eu assez pour aujourd’hui, je continue avec jasmine. On a entendu parler d’un endroit où l’on pouvait se baigner.

On repart à bonne allure, tentant d’aller plus vite que les moustiques qui nous pourchasse. Après 1h30 de marche, on finit par trouver le petit bout de rivière, qui est un coin très agréable.

img_3959_1

Assise au bord de l’eau, je trempe mes pieds, une troupe de petits poissons apparaissent, suivis par quelques plus gros. Je ne bouge plus, les admire danser au rythme des petits vaguelettes. Inspiration pour un nouveau dessin ? La suite vous le dira. L’eau est fraîche, ça fait un bien fou après l’humidité de la jungle.

img_3964_1

De temps en temps, un bateau remonte la rivière, brisant le calme de l’eau, pour ramener des touristes à l’entrée du parc. Et puis le silence revient. On le savoure encore plus, célébrant le retour des petits poissons.

img_3965_1

Le jour il en sera de mêmepromenade dans la jungle, mais cette fois on s’égarera un peu plus dans les sentiers. Suivant des chemins dont on est pas sure de l’arrivée.

img_3945_1

On passera près d’un petit village vivant dans le parc. Les femmes étaient vêtues de simple tissu noué autour des hanches, poitrines à l’air. Leur peau est un peu plus foncé que les malaisiens, leurs cheveux bouclés leur donnant une petite coupe afro. Avec l’aide de Jasmine qui est malaisienne, on va discuté avec eux. Seul un parle malay, le village parlant un dialect local. Les enfants jouent nus entre les huttes de bambous.

img_3942_1

L’homme nous propose de tester leur arme local, qui est une aiguille en bois soufflé depuis une tige de bambou. Il faut un souffle rapide et puissant mais avec de la pratique, l’homme nous explique qu’il peut atteindre un animal à plus de 20m.

img_3941_1

Pour essayer, l’homme ne nous fait pas viser sur un animal, mais sur un ours en peluche perché sur un bâton. Celui-là n’est pas dans me rappeler mon fidèle compagnon Arthur, pour ceux qui le connaissent. Petite pensée pour lui qui est resté sur Toulouse. :-)

 

img_3936_1

Publicités

Une réflexion sur “Tama Negara

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s