Tanah Rata, Cameron Highlands

Très rapidement en arrivant sur Tanah rata, je trouve une petite guesthouse avec dortoirs. Je pose mes affaires et part me balader.
On m’avait prévenu ici, c’est dure de trouver des choses à faire en dehors des sentiers battus. Tous les 20 mètres, on me propose des tours organisés pour voir tel ou tel ferme, marcher dans ce chemin. Je finis quand même par dénicher une carte où sont indiqués les chemins de randonnée, faisable en une journée. Voilà qui me plait plus.

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Au détour d’une rue, je rencontre Bakir qui comme moi, cherche en tong un sentier calme. Dans l’après midi, on essaye un premier sentier qui part de tana rata. Après quelques mètres délimités par des pavés, on rejoint un chemin de terre, qui s’enfonce un peu plus dans la nature.

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Je suis contente de retrouver l’air pur de la forêt et de m’éloigner du bruit des villes. Un petit pont à demi écroulé enjambe la rivière. On s’arrête au milieu.

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Instant méditation, je ferme les yeux, respire. Tout mon esprit est happé par la mélodie de l’eau qui m’entoure. Ça me ressource.

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Quelques rayons de soleil percent entre les feuilles, la rivière saute de rocher en rocher formant de petites cascades, le chant des oiseaux se fait entendre par moment. Je souris.

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Pour mes quelques jours sur Cameron Highlands, je me suis concoctée un programme très tranquille. Je reste au lit le matin à bouquiner. Je ne sais pas comment ça se fait mais depuis quelques jours, je me sens fatiguée. Mes nuits sont remplies de rêves étranges qui me réveillent en sursaut et me donnent l’impression au petit matin de n’avoir quasiment pas dormi. Aux alentours de 10, 11h, petit déj’, déjeuner. Et on se rejoint avec Bakir pour parcourir les alentours dans des chemins de jungle, en tong.

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On passe de chemins gadoueux où les racines transforment le sol en escaliers, nous facilitant la tâche pour grimper, à des plantations de thé, puis des herbes tellement hautes qu’on ne voit pas le haut de notre tête, et des champs. La nature nous ouvre ses portes, on la traverse tranquillement, se gonflant de tous ses bruits. On respire au rythme de nos pas. On transpire aussi, à cause de l’humidité que la jungle retient en son sein. Je marche à mon rythme, m’arrête à chaque fleur, chaque insecte. Je suis les papillons. La nature semble avoir placée chaque racine, chaque branche pour m’aider à m’enfoncer un peu plus. Et quand les arbres immenses de la forêt disparaissent pour laisser la place à des herbes hautes, c’est à peine si je peux apercevoir le ciel, perdu dans un océan de nuages. Ils donnent à la nature une atmosphère encore plus magique, et semble la recouvrir comme pour la protéger.

[Petite pause nature..]

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Après avoir marcher plusieurs heures, on rentre en stop, jusqu’à tanah rata. Je m’amuse de la tête des locaux qui croisent nos pouces levés. On passe de la grimace « désolé », au « jeregardesurlecoté » pour pas nous voir, au geste de main  »salutsalutvousetezmignonsmaisjvousprendspas », au sourire amusé « maisquestcequifontceuxla », et puis certains s’arrêtent. C’est toujours agréable, on discute avec eux, quand ils parlent un peu anglais, découvre un peu plus la culture malaisienne. Il faut quand même avoué qu’ils sont tous adorables, c’est malaisiens.

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