Pokhara

De bons matins nous quittons la guesthouse et partons prendre notre bus, direction Pokhara.
Sur la route, nous rencontrons Marion et Flo, deux français qui voyagent depuis 2 ans déjà. Ils sont adorables, on les adopte assez vite.

Pendant le trajet, je regarde le paysage défiler, tout est beaucoup plus vert quand inde ici. Du vert à perte de vue, du vert clair des rizicultures, au vert plus foncé des arbres. Je me sens nostalgique. Nostalgique de l’Inde, des indiens, de la culture, de la force de ce pays. Les népalais sont très gentils mais pourtant j’ai l’impression que quelque chose me manque… Je me perds dans le paysage et mes pensées… et puis je finis par me dire que c’est normal que je sois attachée à l’Inde, j’y ai vécu 6 mois, c’était mon premier voyage en sac à dos et en plus toute seule. La mélancolie passera. J’essaye de me concentrer sur les choses que l’on a pas en Inde. Je repense à tous les gens que j’ai rencontré, à tout ce que j’ai découvert et me dit que c’est pas fini…

Arrivés à Pokhara, on décide de s’installer dans la même guesthouse que Marion et Flo. La taxi nous en propose une première qui nous plait pas trop, puis nous finissons par en trouver une autre toute mignonne, avec un beau jardin. On s’installe puis nous décidons à aller explorer le quartier.

Pokhara est une ville posée à côté d’un lac et le quartier où nous nous trouvons qui se trouve être aussi le plus touristique longe celui-ci. Il est composé de grosses artères où se touchent restaurants, bars et boutiques. Pour le soir on se trouve une petite terrasse, le long du lac. On y est bien si on oublie pas de mettre un bon antimoustiques. Un réflex indispensable à avoir dès 5 h eures de l’après midi si on veut pas se faire dévorer. Je me fais plaisir, le Népal niveau tarif est un peu plus cher que l’Inde mais le fait qu’il soit plus touristique permet d’avoir des choses plus variées, je commande mexicain et une bière.

Nous sommes en début de mousson donc l’air est lourd et il pleut souvent, toutefois pour ce soir nous passerons entre les gouttes.
Le lendemain c’est préparatifs trek ! Je lave mes derniers vêtements sales pour les avoir propres au retour. Puis nous allons chercher nos permis de trekkeur obligatoires vu qu’on ne prend pas de guide. Avec Marion, on se tâte à acheter des bâtons pour la marche, connaissant mon genou je me dis quand descente c’est pas plus mal. Pendant que Flo s’achète un kawe, je me fais plaisir et m’offre une jupe longue. Allez vu qu’on est au Népal autant en profiter ! Et puis j’avais mon pantalon que j’ai déchiré à dharamsala à remplacer. Je suis toute contente de moi et me trouve toute fille avec ma nouvelle jupe. Petit plaisir du moment ! Deuxième mission, Atm, soit distributeur de sous. Nous n’en n’aurons pas sur le trek, donc il faut prévoir pour les 15 jours, sachant que les prix sont plus chers en hauteur. Le soucis, c’est qu’il faut en trouver un qui ai encore du cash, qui accepte les mastercards, et qui puisse me donner plus de 10000 roupies d’un coup (83 €) pour avoir moins de frais. On y passe surement plus d’une heure mais on commence à le savoir, retirer de l’argent c’est souvent une sacrée mission, mais on finit par y arriver. Enfin au supermarché, je fais le plein de fruits secs, de bhujia, et lingettes pas sûr qu’il y ait trop de douches en hauteur.

Le soir, nous mangeons dans un restaurant coréen excellent. Je commande un thenthuk (ou thukpa , je me souviens jamais laquelle c’est) qui est une soupe épicée avec des larges pâtes. Puis c’est le tour du sac trek. On laisse nos gros sacs ici, histoire de ne pas marcher avec mes 16 kilos sur le dos et ne pas ressembler à la fille dans The wild. J’empreinte le sac easpack de Julien. Je crois qu’avec le temps, j’ai comprisque le se s de minimalisme. Me voilà donc partie avec mon pantalon de trek, mon débardeur, chaussettes et chaussures fermées sur moi et dans mon sac mon pantalon chaud, un manche longue en mérinos, mon petit blouson décathlon, ma grosse écharpe en laine de yak, mon sac à viande, une petite trousse de toilette, une serviette, mon kawé, une bouteille d’eau, la réserve de nourriture et un livre. Je suis assez fière de moi. Je le serais un peu moins en me rendant compte que je n’ai pas pris de sous-vêtements de rechange. Une culotte pour 15 jours, ça c’est du minimalisme !

De bon matin, voilà notre petite troupe partie prendre le bus direction les montagnes !

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