Kalka

Nous quittons Rishikesh au petit matin, prenons un taxi pour rejoindre Haridwar, afin de prendre un bus pour aller jusqu’à Chandigarh et ensuite un train jusqu’à Kalka. De là, nous espérons prendre un petit train qui sillonne les montagnes dans l’après midi afin de rejoindre Shimla.

Nous mangeons à Chandigarh, Alex connaissant déjà la ville nous prenons un bus de ville pour rejoindre l’endroit. La ville est étonnamment propre et ordonnée pour un ville indienne. On pourrait presque se croire en Europe et avec ses grosses avenues, ses trottoirs et ses bus climatisés. Moi cela me fait penser au Maroc… Une fois notre repas fini, nous repartons en train direction Kalka.

Arrivés là, il semblerait qu’il n’y ait pas de train dans l’après midi. Nous voilà un peu comme deux idiots. Tant pis, nous décidons de dormir une nuit à Kalka et nous prendrons le train demain matin. Nous partons à la découverte de la ville et à la recherche d’un hôtel. Je deviens une pro pour dénicher des chambres pas chères, Alex me laisse donc faire et de 800 Rps nous finissons à 400 ! La ville se révèle assez sympa, les rues sont pleines de petits commerces, nous sommes surement les seuls touristes étrangers ici. On se promène, boit des verres de cannes à sucre… On finit par s’acheter des fruits et nous préparons une grosse salade de fruit devant un film indien. Chambre avec télé c’est pas tous les jours, et puis les émissions indiennes même si j’y comprends pas grand chose sont vraiment drôles.

Le lendemain, nous nous réveillons à 5 heures pour prendre notre train à 6h30. Arrivés, à la gare, il semblerait que le train est 2h30 de retard. On retourne à l’hôtel, réveillant une nouvelle fois le garçon dormant à la réception. Je me fais une petite sieste de deux heures, histoire de compléter ma nuit et c’est reparti !

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Finalement le train ne partira qu’à 10h mais je ne regrette pas d’avoir attendu tout ce temps. Le compartiment où nous sommes et bondés et n’ayant pas pu avoir de places attitrées, nous voilà assis dans l’ouverture de la porte. Le train roule doucement, mais un certaine excitation règne dans le wagon. Chacun prend des photos, ri, discute. Petit à petit, nous semblons devenir une grande famille. Dans chaque tunnel, on cri « aaaouuuu ».

À chaque arrêt, on se précipite dehors, pour remplir nos bouteilles, acheter des trucs à grignoter, prendre des photos. On rigole quand le train repart et que les retardataires doivent courir pour sauter dans le wagon. Les heures passant, chacun devient un peu plus silencieux, perdu dans ses pensées, dans la beauté du paysage, certains se sont endormis. Moi je suis toujours assise dans l’ouverture de la porte, mes pieds sur la marche, je regarde passer le paysage, le vent sur mon visage, je me mets alors à chanter. Je passe des grands classiques, tel qu’aux Champs Élysées, à du Cabrel et enfin mes berceuses de la crèche. Ma voix semble se perdre dans le vent que crée le passage du train. Et encore une fois je me dis que je suis heureuse d’être là…
Quand le train fini par arriver nous nous souriions les uns et les autres, contents d’avoir partagé ce moment ensemble. On se dit au revoir…

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